Le septième opus de la série horrifique « Saw » débuté en 2005 par James Wan (le réalisateur de Fast & Furious 7 et Insidious notamment) vient de subir la loi du Conseil d’Etat Français en début de semaine. En effet, le long-métrage, qui avait réussi à rassembler près de 600 000 personnes dans les salles obscures lors de sa sortie a vu son visa d’exploitation être tout bonnement annulé car le film et son concept ont été jugés trop violent. Tout d’abord interdit aux moins de 16 ans, la réalisation de Kévin Greutert sortie en novembre 2010 vient donc d’être interdite à tous les mineurs sans exception et ne pourra plus être diffusée à la télévision et encore pire, ne pourra plus être vendue en DVD et Blu-Ray dans l’hexagone !

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Pour expliquer cette décision, assez étonnante, le Conseil d’état explique que le film diffuse « un grand nombre de scènes filmées avec un grand réalisme, montrant des actes répétés de torture et de barbarie et représentant de manière particulièrement complaisante les souffrances atroces, tant physiques de psychologiques, des victimes prises dans des pièges ». Des arguments compréhensibles mais qui reflète, en général, l’idéologie même des films d’horreur gore de ces dernières années. Ainsi à l’inverse d’un Cannibal Holocaust (sortie en 1981), pourtant censuré dans de nombreux pays, mais pas en France, Saw 3D va devenir une espère rare dont les possesseurs du DVD pourront se targuer d’avoir une « version collector ».

Cette décision a été prise suite à une bataille juridique intense, menée depuis plusieurs mois par l’association judéo-chretienne « Promouvoir » qui souhaitait ardemment la suppression du long-métrage en France et qui, au passage, va recevoir 3 500€ de la part de l’Etat pour sa prise de position (W T F ?!). On peut désormais se demander ce que va devenir cette saga horrifique, qui pourrait faire contre-coup en profitant de cet abatage médiatique pour vendre encore plus de ces autres épisodes et rencontré un succès encore plus important. Il faut d’ailleurs noter que cette « erreur cinématographique » a tout de même rassembler plus de 4,5 millions de personnes entre 2005 et 2010…

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