Le mardi 27 octobre restera une date très spéciale pour moi. C’est en effet ce jour là que j’ai découvert le premier film live Dragon Ball Z depuis le pathétique Dragon Ball Evolution que je n’ai jamais pu regarder plus de 15 minutes. Il m’a fallu me rendre à Orly, dans une école de cinéma, pour rencontrer Yohan FAURE et Vianney GRIFFON, deux jeunes réalisateurs, heureux de nous présenter en avant-première mondiale (la véritable avant-première s’étant déroulée à la Stan Lee Comicaze de Los Angeles) un projet pour le moins ambitieux et semé d’embûche : Dragon Ball Z : The Fall of Men.

dragon-ball-z-the-fall-of-men-poster.3

De quoi parle ce court-métrage ? Il suit les aventures de Trunks, dernier héros encore en vie après la naissance de Cell sur Terre et sa prise de pouvoir sur le monde. Alors que l’espoir de sauver la planète et de ramener à la vie ses amis s’amenuise de jour en jour, notre héros sait qu’il a une dernière chance pour sauver l’humanité. Pour cela, il doit être prêt à tout s’il souhaite triompher et empêcher Cell de détruire les derniers humains encore présents sur Terre.

Dans ce film live (avec de véritables acteurs donc), vous pouvez oublier les coupes de cheveux étranges que l’on peut voir dans le manga ou la série animée. Les réalisateurs ont eu la bonne idée de rendre le tout extrêmement réaliste, que ce soit dans le choix des acteurs et actrices, que dans les décors et la mise en scène. Bien évidemment, l’intensité est au rendez-vous et le parti pris de faire de ce Dragon Ball Z un film apocalyptique, avec des moments dramatiques et surtout émouvants, est une excellente idée. L’oeuvre de Toriyama est fidèlement retranscrite et plus que cela, on a l’impression pour la première fois de notre vie que les Saiyens existent véritablement et sont originaires de cette planète.

unnamed

L’autre atout de ce court-métrage est qu’il ne se fixe pas sur l’histoire développée par Akira Toriyama mais a l’intelligence de se situer dans un futur différent de l’oeuvre originale et nous conte donc un épisode exclusif, bien plus noir et dérangeant que ce à quoi nous avions été habitués dans notre enfance. Graphiquement, le film s’en sort à merveille et les effets spéciaux sont de très bonne qualité. Surtout lorsque l’on sait que ce travail ne bénéficie pas d’un soutien budgétaire digne de ce nom.

Pour la suite, je vous conseille dans un premier temps de regarder le court-métrage avant de lire, car certains passages contiennent des spoilers.

Yoann Faure, avec qui j’ai pu discuté, m’a expliqué que Vianney et lui étaient bien évidemment de grands fans de Dragon Ball Z et que, comme nous autres, ils étaient déçus de ne jamais avoir pu voir de véritable réalisation live sur cet univers.

Mais pourquoi Cell ? « C’est un méchant emblématique de la série et la période dans laquelle il apparaît est simple à modifier et à réécrire. Nous souhaitions surtout donner une histoire au Trunks du futur, car on en sait très peu sur lui», affirme-t-il.

La fin laisse envisager une suite, est-ce une chose à laquelle ils pensent ? « Pas vraiment, affirme Yoann Faure. Nous voulons déjà voir comment le public accueillera cet épisode, mais il est certain que si on nous donne les moyens de faire plus, pourquoi pas ».

Pourquoi les personnages ne parlent-ils jamais ? « Nous voulions vraiment que l’histoire soit racontée par une voix off et non par le bais de dialogue. C’était plus intéressant. Et puis, à la fin, on comprend bien que ce n’est pas Trunks qui parle mais bel et bien Vegeta, ce qui explique beaucoup de choses. »

Combien de temps avez vous-mis pour réaliser ce film ? « Il nous a fallu un peu plus de deux ans. Il y a eu les repérages, le tournage et la post-production, ce qui prend beaucoup de temps. On a passé vraiment beaucoup d’heures sur ce projet, mais on est vraiment heureux du résultat final. »

unnamed (1)

unnamed (2)