Le jeu du rond. Simple mais dévastateur. Il a ravagé des millions d’épaules à travers le monde et certains s’amusaient à le pratiquer à toutes heures, pendant les cours, les repas ou même la nuit. Le concept était d’une simplicité enfantine : il fallait créer un cercle avec ses doigts et espérer que la personne visée le regarde sans toutefois y insérer son propre doigt à l’intérieur. Si tel était le cas, vous perdiez.

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Quelques règles supplémentaires arrivèrent par la suite comme le fait de devoir réaliser un cercle en dessous du nombril pour éviter de tricher ou le fait qu’on pouvait contrer l’attaque du doigt à l’intérieur du rond en le serrant fort. Si vous réussissiez néanmoins à mettre votre doigt dans le cercle et à en ressortir, vous pouviez frapper l’épaule de votre camarade dix fois. Il ne fallait pas non plus oublier de nettoyer la surface sur laquelle nous venions de frapper, histoire de ne pas avoir droit à une vengeance préméditée dans les secondes qui suivaient.

Enfin bref. Le cinéaste australien Jesse Vogelaar a tenu à rendre hommage à ce jeu qui a bercé notre jeunesse par l’intermédiaire d’un court-métrage qui en dit long sur la souffrance qu’il a pu engendrer. Attention, si vous comptiez le regarder entouré de plusieurs amis/collègues, vous pourriez avoir droit à plusieurs coups de poing sur l’épaule pour le reste de la journée. Vous êtes prévenu.