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Durant la Seconde Guerre mondiale, hommes et femmes faisaient leur possible pour tenter de vivre et de se révolter contre l’oppresseur nazi. Nourriture, art, mobilier, tout était mis en oeuvre pour cacher ces éléments de la vie quotidienne à l’envahisseur allemand afin de continuer à écrire notre histoire. Et les voitures aussi faisaient partie de notre culture.

De rouille et de carcasses

Le photographe belge Vincent Michel a eu ainsi l’immense plaisir de visiter récemment un tunnel minier situé au centre de la France au sein duquel il a découvert de nombreuses carcasses de véhicules.

Ces dernières, qui dataient pour la plupart des années 1930, avaient été soigneusement placées là afin d’être cachées aux nazis pour ne pas qu’ils finissent par les dérober ou les détruire. « Nous supposons que les voitures ont été amenées ici au début des années 1940 afin qu’elles ne soient pas saisies par les forces allemandes » explique le photographe à Fox News. « Désormais, elles sont devenues rouillées et il est fort probable que quelques personnes étaient au courant de cette cachette car certains véhicules n’ont plus de pièces »

Bien qu’elles soient toutes trop endommagées pour être éventuellement déplacées et réparées, Vincent Michel explique qu’il s’agit finalement ici d’un véritable « trésor de guerre » qu’il faut laisser en paix « comme une trace de notre passé » . Sur son compte Flickr, le Belge explique d’ailleurs :

Juin 1940, c’est la débâcle! La France après une guerre éclair est envahie par l’armée allemande et est obligée de capituler! C’est alors que l’on forcera la population à une certaine forme de collaboration en réquisitionnant les véhicules particuliers, afin de récupérer le métal qui servira à fabriquer des engins de guerre. Dans ce petit coin de France profonde, on s’organise rapidement pour que les véhicules échappent à cette réquisition.

Les villageois eurent alors l’idée de les cacher au fond d’une vieille carrière souterraine dont presque plus personne n’avait souvenir. C’est par une nuit noire et profonde, qu’un petit convoi quitta alors discrètement le village en direction des campagnes avoisinantes, gravit le vieux chemin empierré pour s’enfoncer dans le bois. L’un après l’autre, on fit entrer les véhicules en les serrant au maximum pour gagner de la place… Il est 5 heures du matin lorsque l’on referme la grille métallique derrière toutes ces voitures que l’on avait bichonnées pendant des années…Qu’est -il advenu pendant la guerre des propriétaires de ces véhicules? Nul ne le sait précisément…toujours est-il que fin de la guerre, les voitures ne sont jamais ressorties et sont tombées dans un oubli total. L’humidité ambiante accéléra l’apparition de la rouille et les plongea dans un état de décomposition avancée! Vraisemblablement un ferrailleur local, propriétaire du terrain, quelques années plus tard y placera encore un véhicule ou l’autre moins ancien…(Histoire totalement romancée…)