Rappelez-vous. Il y a plus d’un an, je vous expliquais que le réseau social Facebook acceptait, généralement, les remarques d’ordre raciste mais ne tolérait aucunement la présence de poitrine féminine. Une censure qui ne plait clairement pas, notamment du côté des associations féministes qui trouvent injuste le fait qu’une femme ne puisse pas montrer son corps comme le font les hommes.

Une censure qui ne passe pas

N’achetez pas chez les migrants

Traduction : N’achetez pas chez les migrants

En septembre 2015, un mouvement brésilien a d’ailleurs vu le jour pour contrer ce diktat du géant social de l’internet. Il s’appelle le Mamilo livre ou « téton libre » en français. Ce projet, imaginé par la photographe Julia Rodrigues et la psychologue Leticia Bahia a pris beaucoup d’ampleur depuis plusieurs mois, au point de venir jusque chez nous.

C’est un projet conçu pour pouvoir être répliqué partout. Mamilo livre est, avant tout, un conflit symbolique sur la question du droit à projeter du sens sur le corps d’autrui. Donc nous sommes celles qui disent que nos seins peuvent parfois être liés à la maternité. D’autres fois à des questions politiques. Et encore d’autres fois au sexe. Mais quand – et seulement quand – nous en décidons ainsi. Signez s’il vous plait la pétition pour faire tomber la censure sur Facebook.

tetonslibres

Il faut en effet savoir que dès qu’un cliché mettant en avant une poitrine de femme se retrouve posté sur le réseau social créé par Mark Zuckerberg, il est presque automatiquement supprimé. Les utilisateurs peuvent même être bannis pour avoir diffusé une image décrite comme « choquante » . Mais il existe une solution pour passer entre les mailles du filet : réaliser une mosaïque divisée en quatre d’un sein.

Ainsi, l’aperçu de la mosaïque montrera votre poitrine mais chaque photo ne pourra rien laisser entrevoir. Une technique de plus en plus sollicitée et qui pourrait bien faire réfléchir, à terme, les responsables de la censure chez Facebook.

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