« Nous vivons à une époque où les hommes sont allés sur la Lune et où internet domine les communications. Et pourtant, ici, au Brésil, il y a des gens qui continuent à vivre comme il y a 10 000 ans. » Voilà comment, Ricardo Stuckert, photographe brésilien, décrit la situation invraisemblable qu’il a vécu.

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Une tribu primitive

Cet ancien proche du président brésilien Lula a en effet fait une rencontre à laquelle il ne s’attendait pas. Le 18 décembre dernier, Ricardo Stuckert monte à bord d’un hélicoptère dans le but de se rendre à Jordão, dans l’Etat d’Acre, à la frontière avec le Pérou. Malheureusement, peu de temps après le décollage, un orage extrêmement violent éclate et force l’appareil à dévier de sa trajectoire. Lorsque les nuages finissent par se dissiper, le photographe, accompagné par José Carlos Meirelles, un chercheur spécialisé dans les tribus indiennes, découvre une tribu amazonienne inconnue jusqu’alors par l’humanité. « C’était puissant et émouvant. Cette expérience était unique » explique-t-il ainsi à nos confrères de France Info.

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Rapidement, Ricardo sort son appareil photo et immortalise cet événement. « Ils sont très, très primitifs, et ils tirent contre tout ce qui ne leur est pas familier » . En entendant arriver l’hélicoptère, qu’ils ont pris pour un monstre venu du ciel, les membres de la tribu ont immédiatement sorti les arcs et les flèches et ont commencé à tirer. Nous ne savons que très peu de choses sur eux, pas même leur nom. On les appelle « Indiens isolés du cours supérieur de la rivière Humaitá » .

Vivre en harmonie avec la nature

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Tout ce qu’on sait désormais, c’est qu’ils ont une véritable envie de rester isolé du reste du monde. José Carlos Meirelles assure de son côté les avoir déjà croisés en 1988 mais n’avoir jamais parlé d’eux, « de peur qu’on veuille les approcher » . Mais la publication de ces photographies revêt une grande importance pour les deux hommes qui assurent que « certaines personnes doutent de leur existence » .

« C’est un message fort qui montre qu’il est toujours possible de vivre en parfaite harmonie avec la nature » avoue finalement Ricardo Stuckert qui compte bien se servir de cette rencontre impromptue pour apporter de nouveaux détails sur le mode de vie de ces tribus qui vivent comme nos lointains ancêtres. Tant mieux pour eux, tant le monde moderne pourrait les anéantir en l’espace de quelques semaines.

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