L’écrivain et conférencier britannique Simon Sinek a peut-être malheureusement raison. L’auteur du best-seller Start with Why: How Great Leaders Inspire Everyone to Take Action est récemment intervenu dans une émission où il explique que la génération des millennials (ou génération Z) passe complètement à côté de la vie et de ses bienfaits. Ce qui est clairement mis en cause : notre addiction aux réseaux sociaux.

« Nous évoluons dans un monde de Facebook et d’Instagram, autrement dit nous sommes doués pour mettre des filtres sur les choses. On est doués pour montrer aux gens que [notre] vie est géniale, même si on est déprimés » Voilà comment les jeunes d’aujourd’hui sont décrits.

Et bien qu’on ne puisse qu’être d’accord avec lui sur certains points, il argumente encore :

Etre présent sur les réseaux sociaux et son smartphone génère de la dopamine. C’est pourquoi vous ressentez un sentiment agréable lorsque vous recevez un texto. Et c’est pour cela que l’on est attentifs à nos likes : parce que l’on sait que si on en a, on va recevoir un shoot de dopamine et que cela nous fait du bien. C’est exactement le même mécanisme que lorsque vous fumez ou buvez de l’alcool. En d’autres termes, c’est très très addictif. Trop de jeunes ne savent pas comment construire des relations profondes, qui ont du sens. Ils admettront aisément qu’une grande partie de leurs relations sociales sont superficielles. Ils s’amusent avec leurs amis mais ne peuvent pas compter dessus

Une bien triste analyse qui se veut tout de même réaliste. Simon Sinek marque ainsi un point lorsqu’il évoque notre grande attention donnée à notre profil virtuel qui passe bien avant l’évolution de notre existence dans le monde réel. D’après l’écrivain, les personnes nées à partir de 1994 seraient bien plus narcissiques, égocentriques et impatientes que leurs aînées. Et s’il y a bien un moteur qui pousse cette génération à agir ainsi, c’est l’importance conférée aux « likes » et aux filtres.

La gratification issue de la publication d’un cliché qui va générer un maximum de « j’aime » de la part de nos « amis » serait ainsi plus importante que la satisfaction pour des choses réelles comme l’amour ou l’amitié. « Tu n’as même pas besoin d’apprendre à draguer, t’as juste à faire glisser ton doigt [sur ton écran] et ‘hop ! regarde je suis un tombeur !’. Ce que cette génération doit apprendre c’est la patience » conclut-il. On est malheureusement d’accord avec lui.

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