Ce week-end, une histoire sordide a fait son petit bonhomme de chemin sur Internet. Ainsi, vendredi dernier, le Daily Mail annonçait, à l’aide d’un titre subtil, que «le porno est mauvais pour vous ! Un japonais seul qui a amassé plus de six tonnes de magazines porno est mort lorsque la pile s’est effondrée sur lui… Et son corps n’a été retrouvé que six mois plus tard». L’information, aussi insolite que macabre s’est rapidement répandue dans les jours qui ont suivi et a été reprise par plusieurs sites, tels que The Mirror ou encore 20 Minutes.

Le retour du porno tueur (bientôt dans vos cinémas)

Sauf que rien dans cette histoire n’est vrai. Tout du moins, la plupart des faits rapportés sont inexacts. Le Daily Mail s’est basé sur le décès d’un japonais et y a ajouté quelques fabulations afin de livrer un article à sensation.

Voilà ce qui s’est réellement passé. Le 28 février 2017, le site japonais Nikkan Spa!, la source qu’omet de mentionner le Daily Mail, rapporte qu’un homme de 50 ans vivant seul, a été retrouvé mort depuis un mois chez lui. Après autopsie, le médecin légiste a conclu qu’un arrêt cardiaque avait causé le décès du Japonais. « Et le porno dans tout ça ? », nous direz-vous. L’homme, solitaire endurci, avait accumulé une impressionnante collection d’ouvrages coquins. Selon les enquêteurs, la victime s’est effondrée sur une pile de magazines au moment de sa crise cardiaque, et non l’inverse comme l’avance le Daily Mail.

Crédit : Nikkan Spa!

Ces cas de décès solitaires ne sont pas anodins au Japon. L’article du Nikkan Spa! précise que les « Kodokushi« , ces personnes qui vivent et meurent seules, ne sont retrouvés qu’une fois que leurs fluides corporels se rependent à travers le plancher et atterrissent chez le résident du dessous. Dans le cas de cet homme décédé au milieu de ses magazines porno, il semblerait que les ouvrages aient absorbé une partie des fluides, retardant ainsi sa découverte par le voisinage.

Interrogé par le Nikkan Spa!, un employé spécialisé dans le nettoyage des scènes de mort, a expliqué que lui et son équipe : «ont essayé de se débarrasser de tous les jouets pour adultes afin que la famille du défunt ne soit pas au courant de ses acquisitions, et qu’il ne devienne pas une honte».