Twitter, allié de la justice ? C’est en tout cas ce qu’on serait poussé à croire avec cette nouvelle qui nous vient d’Espagne. Luis, ancien Président d’une association de consommateurs nommée Ausbanc, a été condamné le 3 mars dernier au tribunal de Séville pour diffamation. Il a ainsi insulté et accusé de plusieurs délits un dénommé Rubén, porte-parole d’une autre association de consommateurs, Facua, le tout dans le journal de son association et…sur Twitter.

Des horaires fixes

Après épuisement des derniers recours, la justice a décidé de condamner Luis à effacer les 57 tweets visant Rubén mais aussi à publier, durant 30 jours, le texte de sa condamnation sur le réseau social. Selon le fac-simile de la décision publié jeudi « Il devra réaliser ces tweets le matin, de 9 à 14 heures, ou l’après-midi, de 17 à 22 heures » . En détention provisoire depuis avril 2016, Luis se verra fournir par la prison « l’ensemble des moyens matériels nécessaires à l’accomplissement de la peine » .

On ne sait donc pas s’il aura droit à un ordinateur ou un smartphone, mais l’information principale n’est pas vraiment là. C’est la première fois que Twitter, réseau social créé en mars 2006, se voit associer à un fait de justice.

Notons tout de même que le condamné refuse, pour l’instant, d’exécuter sa condamnation et même d’en prendre connaissance.