Samedi dernier, la marque Oasis s’est fendue d’un tweet pour teaser son prochain clip publicitaire. « [J-2] Encore un peu de patience la mif’, dans 48h notre clip débarque pour tout casser », promettait ainsi la marque de boisson. Sauf qu’un internaute, sûrement inspiré par la vague de cyberattaques qui a déferlé sur le web la veille, a décidé de perpétrer un chantage à l’encontre de la marque.

Le brave @RebeuDeter réclamait « 100 canettes oasis pomme-poire » pour ne pas « leak maintenant [le] clip ». Une menace qui n’a, évidemment, pas été prise au sérieux par Oasis. En conséquence de quoi, le pirate a mis son chantage à exécution, et a partagé le clip en question, le tout agrémenté d’un jeu de mots digne de la marque.

S’en est suivi un échange de messages privés entre la marque, @RebeuDeter et les fruits d’Oasis (oui, oui), que le principal concerné s’est empressé de partager sur les réseaux sociaux. Sans surprise, sa prouesse a été saluée par de nombreux internautes, certains réclamant même qu’il fasse fuiter la finale de la Coupe du monde 2018. Quelques sites d’actu’ ont même repris l’information, à commencer par 20 Minutes ou LCI.

Faux buzz pour vraie campagne publicitaire

Mais voilà, si certains ont cru à un véritable piratage de la part @RebeuDeter, beaucoup ne se sont pas laissés berner par cette nouvelle campagne de com’, signée Marcel Agency. Il faut dire que plusieurs indices ne laissent aucun doute quant à la fausseté de cette « attaque ». La rançon demandée pour commencer. Lorsque l’on a les moyens de ruiner une campagne de pub’ à plusieurs milliers d’euros, demander une centaine de canettes (d’une valeur totale avoisinant la centaine d’euros) parait bien dérisoire.

Qui plus est, recevoir des menaces de la part des mascottes de la marque dans ses DM n’est pas la première réaction à laquelle on s’attend de la part de la victime. Mais ce qui met réellement la puce à l’oreille, c’est la mollesse des réponses d’Oasis et de Marcel Agency. Alors que l’agence de communication a publié un tweet de protestation feinte, Oasis a fait savoir au petit plaisantin que l’affaire n’en resterait pas là, et que l’enquête était confiée au « lieutenant maréchal Alex Antonio, des affaires cyber criminelles ». Et hormis les photos floues qui font penser à une salle de classe, le grade de lieutenant maréchal… n’existe pas.

Mais l’opération reste un succès car, plutôt que de lancer une publicité qui ne sera vue que par les abonnés du compte Oasis, quoi de mieux qu’un faux buzz pour faire parler de soi ?

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