Le film d’animation sud-coréen Red shoes and the seven dwarfs est dans la tourmente. Censé parodier le grand classique de Disney, le long-métrage est sujet à une vaste polémique depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. La cause ? Son sujet.

L’histoire tourne autour d’une Blanche-Neige qui n’est plus aussi belle que ce que l’on pouvait imaginer. Et pour représenter cette princesse moche, le réalisateur, Sung-ho Hong, et ses équipes ont décidé de créer une femme petite et enrobée. Des rondeurs, qui, si l’on en croit la promotion du film et son slogan « et si Blanche-Neige n’était plus belle, et les 7 nains plus aussi petits ? » la rendent moche.

Un poids et un physique qui ne correspondent pas aux normes de la société

L’affiche du film était exposée à Cannes et la réalisation a été présentée à de nombreux producteurs qui pourraient distribuer le long-métrage en France. Depuis quelques jours, on peut voir l’image faire le tour du web et l’on accuse le studio d’animation Locus, le réalisateur Sung-ho Hong mais aussi les producteurs sud-coréens de fat-shaming, c’est-à-dire le fait d’humilier une personne en pointant du doigt son surpoids et son corps, sous prétexte qu’ils ne correspondent pas aux normes dictées par la société.

Red shoes and the seven dwarfs a d’ores et déjà été doublé pour être distribué aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. C’est l’actrice Choë Grace Moretz qui prête sa voix à Blanche-Neige. Cette dernière a d’ailleurs été invectivée par le mannequin grande taille et icône féministe Tess Holliday.

« Comment cela a pu être approuvé par toute une équipe marketing ? Pourquoi est-ce accepté de dire aux jeunes enfants que gros est égal à moche? Le fait qu’ils sous-entendent que Blanche-Neige n’est pas jolie à cause de son surpoids… cela m’a évidemment dérangée. Imaginez montrer ce film à des jeunes filles, des enfants, ou même de grands enfants comme moi qui aiment Disney. Vous leur dites que ce n’est pas NORMAL d’être comme ça, ou d’être en surpoids » a-t-elle expliqué au site ET Online.

Choë Grace Moretz et la production répondent

De son côté, Choë Grace Moretz a voulu répondre et explique être « tout autant consternée et énervée que tout le monde » .

Cela n’a pas été approuvé ni par moi ni par mon équipe. Sachez s’il vous plait que j’ai contacté les producteurs à ce sujet. J’ai prêté ma voix à un script magnifique que j’espère vous verrez dans son intégralité. La vraie histoire est puissante pour les jeunes femmes, et a résonné en moi. Je suis désolée pour l’offense, qui était en-dehors de mon contrôle créatif.

La production du film a elle présenté ses excuses, promettant par ailleurs que le film était avant tout une comédie familiale qui « porte un message destiné à défier les préjugés sociaux liés aux normes de la beauté physique et qui veut souligner l’importance de la beauté intérieure » . On se laisse le droit de juger, le film étant attendu pour l’hiver prochain.