Peut-être l’avez-vous vu passer en début du mois de juin : La Poste compte lancer un nouveau service ‘public’ nommé « Veiller sur mes parents ». Quel est le but ? Il est simple, les familles qui souhaitent avoir un œil vigilant et bienveillant sur leurs parents, souvent âgés, peuvent souscrire à une formule dédiée pour que le facteur, ou la factrice, s’arrête quelques minutes pour voir si tout va bien.

Bienvenue chez les (riches) postiers

Non, ce n’est pas une blague. Alors qu’une partie des facteurs avaient certainement pris pour habitude de le faire, et ce gratuitement, maintenant il est possible de l’imposer contre de l’argent. L’offre se présente sous cette forme :

– Une visite par semaine : 19,90 € (offre de lancement) puis 39,90 € par mois

– quatre visites par semaine : 99,90 € par mois

– six visites par semaine : 139,90 € par mois

Après chaque visite, les familles seront informées via une application sur leur smartphone. Et oui, vouloir s’assurer que vos parents ou proches vont bien et qu’ils ont un peu de visite peut coûter très cher. Car tout se vend, même la quiétude. Et encore, il n’est pas préciser le temps exact que passera le facteur avec les personnes concernées, ni s’il est obligé de s’y rendre s’il n’a pas de courriers à donner. « On marchandise quelque chose qu’on faisait gratuitement. Or tout le monde ne pourra pas le payer » déplore Pascal Frémont, facteur en Loire-Atlantique et délégué syndical SUD-PTT.

Cette séquence du film Bienvenu chez les ch’tis parait bien dépassée

Le plus triste dans cette histoire, c’est que cette relation humaine qui faisait le charme de ce métier est aujourd’hui aussi à vendre. Et il faut croire que le monde n’est pas prêt de s’arrêter là.

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