Mardi 13 juin. 9h30. Un taxi vient me récupérer devant chez moi, m’escortant jusqu’à l’aéroport d’Orly. Le rendez-vous est donné. Une heure plus tard, me voilà à attendre mes camarades de voyage, pour prendre un vol direction Ibiza. Vous pensiez que je partais en vacances ? Vous aviez tort. Non, l’unique but de cet excursion est professionnel. Simba, la marque du matelas qui le définit comme « le meilleur au monde » nous invite à venir tester notre sommeil sur la plus grande des îles Pitiüses. Une logique étrange pour 72 heures mémorables.

© Mikael Buck / Simba

Dormir, c’est bien. Se reposer, c’est mieux

Le but derrière tout ça : comprendre comment fonctionne le sommeil. Réussir à mettre le corps humain dans de bonnes dispositions pour apprendre à mieux dormir. Pour un serial-dormeur comme moi, la question méritait d’avoir quelques bribes de réponse. C’est donc tout naturellement qu’on nous a présenté ce fameux matelas, le Simba Hybrid. Mousse à mémoire de forme, latex et 2 500 ressorts coniques ensachés, le tout dans un seul et unique espace qui n’attend que votre corps à bout de forces pour une nuit de rêve. J’ai beaucoup appris sur le sommeil durant ce voyage. Tout n’est pas histoire de fatigue et d’un besoin incessant de repos. Notre comportement et nos activités ont un effet essentiel sur notre aisance à récupérer durant la nuit. Une nutritionniste nous a notamment expliqué que de nombreux aliments n’aidaient pas à s’endormir. Charcuterie, fromage ou gâteaux sont de bien mauvaises idées, par exemple.

Ensuite, on nous a expliqué les bienfaits du sport, notamment du Chroma Yoga, mais aussi de la psychologie sur la qualité de notre sommeil. Très intéressant, mais qu’a été faire un membre du Journal du Geek là-bas mis à part se la couler douce ? Attendez, j’y arrive.

Paradoxal

Bracelet connecté au poignet, me voilà paré à aller passer ma première nuit sur mon matelas Simba. Me voilà dans un grand lit, il est environ 1h30 du matin quand je pense à m’endormir. Très (trop) tôt dans un endroit comme Ibiza, mais j’avais quelques impératifs le lendemain matin. Ma nuit est douce, malgré une certaine solitude et ce fameux syndrome en plein milieu de la nuit du « Mais où est-ce que je suis ?! ». Comme une grande majorité de personnes, j’ai moins bien dormi qu’en étant dans mon berceau personnel. Ce n’est pas à cause du matelas, mais bien de l’endroit, de la situation.

Les résultats des tests arrivent. Il existe différent stades dans une nuit complète de sommeil. On estime qu’il y a cinq cycles qui permettent de dormir parfaitement. Le dernier d’entre eux se nomme le sommeil paradoxal. Simba, sous couvert de sa nouvelle technologie, estime permettre au corps humain d’arriver plus vite dans cette dernière période et de permettre à son hôte d’y rester plus longtemps. Une « nuit » comprend de 3 à 6 cycles successifs d’une durée chacun de 90 à 120 minutes. Chez une personne normale, la durée du sommeil paradoxal occupe environ 25 % de la durée d’une nuit. Etant donné qu’une nuit de sommeil dure, en moyenne, 8 heures, vous devez dormir au moins deux heures en sommeil paradoxal, également appelé sommeil profond. Si l’on compte les périodes précédentes, également importantes, disons que votre temps de récupération, par nuit, est estimée à au moins 5 heures. Malheureusement, cette première nuit agitée ne m’a permis d’avoir un sommeil paradoxal que durant 3h30. Mais ce n’est pas le plus important.

Les résultats de ma nuit connectée

On constate que sur les 7h49 de ma nuit de sommeil, j’ai été éveillé pendant 37 minutes. Sans aucune conscience de cela. Et c’est là un point très intriguant de cette étude : qu’ai-je bien pu faire durant tout ce temps ? 37 minutes, c’est quand même trois parties de FIFA ou deux épisodes de Dragon Ball Super. C’est assez long. Et pourtant, je n’ai aucun souvenir de m’être éveillé aussi longtemps. Il y a bien eu quelques instants où mes yeux se sont entrouverts, sans pour autant le rester assez longtemps pour parler de réveil.

Repos et retour

J’absorbe ces informations au fur et à mesure de la journée avec un certain entrain. En toute transparence, Simba ne nous a pas donné vraiment de travail et nous ne croulions pas sous les présentations fastidieuses et autres interviews sans grand intérêt rédactionnel. Simplement, au travers d’une petite réunion privée, entre journalistes français, nous avons pu découvrir l’avenir du « sommeil connecté » et les nuits luxueuses que nous promet d’ores et déjà la marque de literie. Il serait faux d’affirmer que j’étais fasciné par « les oreillers du futur » ou « les fauteuils d’avion made in Simba ». Mais ce n’était clairement pas là que se trouvait le but de mon séjour. Je voulais comprendre comment nous fonctionnions lorsque nous étions dans un état de repos profond.

Un sommeil véritablement récupérateur, voilà la source d’une énergie débordante pour une journée remplie. Et tout ce qui se déroule dans votre vie, vos soucis comme vos petits moments de bonheur, ont un impact direct sur vos nuits. Le sens que vous donnez à votre quotidien et votre façon de consommer aussi. En cela, Simba, matelas nouvelle génération n’est pas connecté technologiquement mais entretient une relation fraternelle avec votre corps, vous donne les outils pour passer les meilleures nuits de votre vie. Et sincèrement, si vous en avez les moyens, l’investissement vaut peut-être bien le coût.

Jeudi 15 juin. 18h15. J’arrive chez moi, dans mon petit appartement parisien sous une grisaille et une atmosphère pesante. Je retrouve certains repères et oublie le confort d’Ibiza, les petits déjeuners à volonté et la douceur de l’eau fraîche de la mer. Plus tard, je vais me coucher avec quelques idées en tête, me demandant comment écrire un papier sur un sujet aussi étrange, et éloigné, de ce que j’ai l’habitude de faire. Je m’endors. Reste à savoir si mon sommeil paradoxal a pris le dessus ou si j’ai besoin de Simba dans le futur. Quoi qu’il en soit, cela aura été trois belles journées dans une vie.

Une erreur dans l'article ? Proposez-nous une correction