Kevin Smadja, dit Kev Adams, c’est un peu le meilleur copain qu’on voulait tous avoir au collège. Il est sympa, marrant et en plus, tout lui réussit. Bientôt à l’affiche d’Aladin 2 ou de l’adaptation de Kid Paddle, dont il sera aussi le scénariste, l’acteur et humoriste français va également jouer dans son premier film américain. En effet, Lionsgate a confirmé que Kev Adams serait bien au casting de « The Spy Who Dumped Me », une comédie qui mettra en scène, notamment, Mila Kunis et Kate McKinnon. Pourtant, le petit comique made in France essuie, sur l’ensemble des papiers qui traite de son actualité, moqueries et injures. Pourquoi ?

Il est cool ce petit Kev

Tout débute en 2009 pour Kev Adams. Élisa Soussan, productrice d’Anne Roumanoff, le remarque et l’invite lors d’une soirée carte blanche à se produire sur la scène de l’Olympia. Le français n’a alors que 18 ans et il commence déjà à se faire repérer dans le milieu. Dès le 1er octobre de la même année, on le retrouve sur scène, au Théâtre Le Temple, où il interprète son premier spectacle, « The Young Man Show » . Grâce à ses nombreux passages dans l’émission de Catherine Barma et de Laurent Ruquier « On n’demande qu’à en rire » , il gagne une certaine notoriété en plus d’une visibilité bienvenue. C’est le début de la gloire.

Grâce à ses passages remarqués, il devient la tête d’affiche d’une nouvelle série créée par M6, SODA, diffusé dès l’été 2011. Trois saisons plus tard, tout a changé pour Kevin. Grande star dans notre pays, il enchaîne les succès, sur scène comme au cinéma. Les Profs, Fiston ou Les nouvelles aventures d’Aladin font venir des millions de spectateurs en salle et prouvent sa notoriété. Dans le même temps, il écrit un spectacle avec Gad Elmaleh et partage les plus grandes scènes du pays avec lui. Il est désigné comme l’une des stars françaises les plus bankable des dernières années.

Il est nul cet Adams

Mais, au fil du temps, ceux qui l’ont apprécié à ses débuts, commencent à se lasser et lâchent, petit à petit, l’adolescent star du PAF. Son humour agace et ses sorties ne font rire que ses fans encore présents. Il devient une cible facile, sur laquelle tout le monde s’accorde à taper, parfois sans raison. « Un nouveau film avec Kev Adams ? Ça va être une sacrée bouse alors ! » « Oh non pas lui ! » ou « Il s’occupe du scénario ? Il sait écrire ? » sont autant de remarques désobligeantes qui prouvent à quel point ses haters sont de mauvaise foi.

Kid Paddle, la BD de notre enfance, sera scénarisée et jouée par Kev Adams

Le problème de Kev Adams, c’est qu’il n’a jamais grandi, jamais évolué. Il est toujours le même, le côté star en plus. Si certains disent qu’il ne faut pas changer dans la vie et que rester un grand enfant, c’est une vision du bonheur, d’autres estiment qu’il est grand temps pour lui de devenir un adulte. En réalité, Kevin a un seul défaut : il a joué dans de très mauvais films, qui font honte à la comédie française. Les Profs 2 ou Les nouvelles aventures d’Aladin ont reçu de très mauvaises critiques, mais ont tout de même connu de gros succès au Box-Office.

Les nouvelles aventures d’Aladin a suscité de vives réactions

On a ainsi parfois l’impression que l’humoriste et acteur est utilisé pour son nom, comme un objet, afin de faire venir les jeunes adolescentes amoureuses de lui en salles obscures. Et c’est ça qui énerve au plus haut point. Son envie insatiable de faire du cinéma américain n’aide pas forcément non plus. Si Jean Dujardin ou Omar Sy ont prouvé en France avant d’aller de l’autre côté de l’Atlantique, Kev Adams donne l’impression de tout vouloir, trop vite. Ce petit côté enfant gâté irrite. Mais il faut être conscient d’une chose également : à 26 ans, il suscite aussi et surtout des jalousies. Sa carrière est lancée depuis plusieurs années maintenant et, tandis que certains ont du mal à trouver un emploi après leurs études, on se demande comment il a fait pour parvenir là où il est. Peut-être est-il plus talentueux, plus travailleur que nous. Ou peut-être a-t-il plus de chance aussi.

Une solution docteur ?

Ce qu’il faudrait à Kev Adams, c’est une bonne traversée du désert. Deux, trois, quatre années sans nouvelle, quelques petites pièces de théâtre anonymes et un retour gagnant sur le devant de la scène dans un rôle à la Tchao Pantin de Coluche. Et là, tout le monde sera unanime : Kev Adams est talentueux. Ou pas. Seul le temps nous le dira.

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