Invader a de quoi être mécontent. Le street artiste spécialisé depuis plusieurs années dans les œuvres de rue à l’effigie du jeu vidéo 8-bit sorti en 1978 ne peut que constater les dégâts. En effet, depuis vendredi, deux hommes d’une trentaine d’années passent leur journée à décrocher ses œuvres dans les rues de la capitale.

Faux employés, vrais voleurs

Ils se font ainsi passer pour des employés de la Mairie de Paris auprès des passants qui se demandent bien pourquoi ils font cela. Certains parisiens, habitués de voir les créations d’Invader, se sont alors offusqués et ont demandé des comptes à la Mairie. Mais la ville a répondu qu’elle n’y était pour rien. Deux possibilités sont vite ressorties : il s’agissait soit de voleurs, soit de personnes engagées par des riverains pour faire ce travail.

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Mais selon Jérôme Coumet, maire (PS) du XIIIe arrondissement, ces deux faux employés de ville sont simplement des voleurs. En effet, les créations d’Invader se revendraient chères sur le marché noir et les deux compères y auraient vu là une opportunité de se faire un peu d’argent facilement. Pour arriver à leurs fins, les deux hommes utilisaient un procédé simple : l’un d’eux montait sur une échelle et s’occupait de décoller les œuvres tandis que son compère, en bas, répondait aux éventuelles questions des passants, se targuant au passage de travailler pour la ville. Ce qui a néanmoins créé le doute, c’est que les deux hommes repartaient à chaque fois dans une grosse Mercedes.

Les deux compères n’ont pas réussi leur coup pour celle-ci

Pas de recours possible

Ces vols, c’est un problème. D’ailleurs, boulevard Saint-Germain, au niveau d’Odéon, une copropriété, fière d’avoir sur son mur une mosaïque de l’artiste, l’a protégée en y mettant un verre antivol ! À Paris, pas mal de ces œuvres sur les murs sont incomplètes. Les gens essaient de les décoller sans y parvenir. L’artiste, qui ne peut pas porter plainte car il colle ses mosaïques la nuit, masqué et la plupart du temps sans autorisation, emploie, à dessein, des colles de plus en plus puissantes ! Peut-on lire dans Le Parisien

Invader ne peut néanmoins pas porter plainte « puisqu’il colle ses créations sans autorisation, la nuit » .

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