Le 7 décembre 2005, la France découvre le visage de l’horreur. Et il porte un nom : Emily Rose. Dans ce film d’horreur, assez classique, réalisé par Scott Derrickson, on suit donc l’histoire d’une jeune étudiante qui sera victime d’un mal épouvantable. Entre les hallucinations et les forces macabres qui s’acharnent sur elle, la pauvre Emily Rose n’aura ainsi d’autre choix que de demander au prêtre Richard Moore de l’exorciser.

Jusqu’ici, tout va bien

Film vrai, histoire épouvantable

Si le long-métrage ressemble un peu trop au grand classique de 1974 réalisé par William Friedkin, il a tout de même un atout dans la poche : il est tiré d’une histoire bien réelle. Tout comme ce fut le cas avec le film Requiem, L’Exorcisme d’Emily Rose repose sur la tragique histoire d’une jeune allemande, nommée Anneliese Michel, sur laquelle furent exercés de très nombreux exorcismes qui succomba après huit années de dure souffrance. Venant d’une famille catholique très pratiquante, le début du calvaire de la jeune femme débuta en 1968 lorsqu’elle commença à être prise de convulsions dans son lycée. Au fil des années, son état fut de plus en plus préoccupant.

Anneliese Michel décrivait ainsi « des visages démoniaques » qui apparaissaient lorsqu’elle priait ou « des voix qui voulaient la convaincre de sa damnation éternelle » la nuit. Comme pour chaque histoire du genre, c’est surtout la possession de l’allemande qui fut le plus préoccupant, plusieurs prêtres tentant de l’exorciser tour à tour, sans succès.

Des photographies mettant en scène Anneliese Michel sont récemment ressorties sur le web. On peut ainsi se rendre compte des différences physiques qui frappent la pauvre jeune femme entre ses 16 ans et son décès à 24 ans. Ses proches restent persuadés encore aujourd’hui qu’elle était bien possédée et que cette fin était inévitable.

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